Un avis sur tout !

14 juin 2010

Mandriva dans la tempête…

Classé dans : Linux, Mandriva, actualité, juridique — Frédéric Cuif @ 8 h 24 min

Les collaborateurs de Mandriva traversent actuellement une période très difficile.

Aucune décision de stratégie commerciale n’ayant vraiment été prise depuis longtemps, les PDG se sont succédés à la tête de Mandriva. Hervé Yahi, arrivé en fin 2008, a laissé sa place pour prendre celle de CSO (directeur de la stratégie du groupe). Stanislas Bois, qui occupait jusque là les fonctions de directeur administratif et financier, l’a remplacé peu de temps et a lui-même cédé sa place à Arnaud Laprévote.

Je rappelle que Mandriva est une société en difficultés depuis de nombreuses années. Le 13 janvier 2003, la direction de la société  a déclaré la cessation des paiements, ce qui signifiait qu’elle n’était alors plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Après une période d’observation de plusieurs mois, un plan de redressement par continuation (de l’activité) a été arrêté par le tribunal de commerce et un mandataire judiciaire appelé « commissaire à l’exécution du plan » a été désigné pour s’assurer que le plan d’échelonnement des dettes et de redressement de la situation de la société se déroulait conformément à ce qui avait été arrêté par le tribunal. Ce plan est là pour permettre le remboursement des créanciers et la sortie de l’impasse dans laquelle se trouve la société. Si le plan est exécuté sans problème, les dettes antérieures (du plan) seront totalement apurées (et il reste quelques échéances à régler) et la société sortira alors du processus des procédures collectives. Elle continuera alors sa vie sociale normale et il appartiendra à la direction de Mandriva de trouver un mode de gestion plus efficace que par le passé pour éviter de retomber dans les difficultés. En revanche, si la société ne parvient pas à respecter les échéances du plan, la direction de Mandriva devra alors à nouveau déclarer la cessation des paiements. Le juge prononcera alors la résolution du plan de redressement et ouvrira par le même jugement une procédure de liquidation judiciaire, par application de l’article L. 631-20-1 du Code de commerce. Cette liquidation signifie l’arrêt de l’activité de Mandriva, l’exigibilité immédiate des dettes et le licenciement des salariés dans les 15 jours pour motif économique… sauf si le maintien de l’activité est décidé afin d’envisager la cession de l’entreprise à un tiers, par adoption d’un plan de cession. Dans cette hypothèse, le transfert d’entreprise ne se limite pas à une cession d’actifs : il inclut des engagements de maintien de l’emploi (art. L. 642-1, al. 1er du Code de commerce) et s’accompagne de la cession des contrats nécessaires au maintien de l’activité.

Pendant son exercice et alors qu’il était mandaté par l’actionnaire principal Occam Capital (et son représentant Marc Goldberg, président du CA de Mandriva), Hervé Yahi a cherché des repreneurs potentiels, sans succès semble-t-il. Toutefois en novembre 2009, la société Ieurope avec son portail Idoo s’était manifestée, mais aucune suite n’avait été donnée par Mandriva.

Une récente « fuite » (sans que je sache si elle était vraiment involontaire ou non, car cela peut être un levier pour presser l’intérêt des repreneurs) d’un compte rendu du conseil d’administration de Mandriva a révélé publiquement que des discussions étaient en cours entre la direction de la société et deux entreprises : la société Lightapp et la société Linagora.

Je n’ai pu avoir aucune information sur le projet de Lightapp de la part d’Arnaud Laprévote, je ne peux donc pas juger ce projet.

En ce qui concerne Linagora, l’intérêt montré par Alexandre Zapolsky pour Mandriva n’est pas récent, puisqu’en 2007 une tentative de rapprochement avait déjà échoué.

Ces dernier jours, les projets de reprise se sont fait jour et la tension était très forte chez les salariés de Mandriva.

Le fantôme d’une fondation est revenu sur le devant de la scène avec Wallix (avec semble-t-il la participation de François Bancilhon et de Stanislas Bois sous une forme que j’ignore encore), mais si ce projet a été présenté à la direction de Mandriva, rien n’a été fait en direction de la communauté et là encore, Arnaud Laprévote n’a rien voulu nous dire. Cependant ce projet semblait très mal ficelé, notamment en ce qu’il ne tenait que peu compte du volet social et de l’activité de l’éditeur ; l’accueil de la part des salariés a donc été très mitigé (c’est un euphémisme…).

Ieurope est également revenu sur le devant de la scène en proposant de remettre près d’un million et demi d’euros, mais avant déclaration de cessation des paiements (donc en coupant le pied à une éventuelle reprise), avec le soutien plutôt inattendu de Occam Capital ! Mais là encore, mon petit doigt m’a dit que les salariés étaient assez peu enclins à accepter cette solution qui ne semblait pas non plus préserver à moyen terme au moins les intérêts des salariés du groupe de façon suffisante, ainsi que la philosophie de Mandriva Linux.

Des confidences que j’ai pu avoir, ces projets n’inspiraient pas grande confiance.

Reste la société Linagora dont je vais vous parler aujourd’hui car Alexandre Zapolsky a été le seul à faire l’effort de nous présenter avec Olivier son projet pour Mandriva lors d’une conférence de plus d’une heure, laquelle faisait suite à des échanges passés intéressants, preuve s’il en était encore besoin que cette omertà totalement artificielle entretenue par Arnaud Laprévote sur la situation lui permet seulement d’éviter de répondre aux questions qui fâchent et c’est bien là les impressions que nous avons eu Olivier et moi à la suite des entretiens qu’il nous a accordés.

Sur le projet de Linagora, je précise que les quelques lignes que je vais vous exposer ne sont que les grandes orientations et que le projet définitif incluant le volet social et de redressement de l’entreprise ne nous a pas été présenté, pour d’évidentes raisons de confidentialité et aussi pour éviter une surenchère stérile devant le tribunal de commerce sur la question de savoir quel projet aurait le volet économique et social le plus favorable.

Linagora est une société connue dans le monde du libre dont les bénéfices sont bien plus importants que Mandriva, même si je vous le concède, son secteur d’activité n’est pas la même. Pour Alexandre Zapolsky, Mandriva doit vivre et retrouver sa superbe d’antan qui a été effacée au fil des ans par une piètre gestion et par la concurrence qui a saisi le vide trop grand laissé par l’éditeur français. Son projet suit deux axes : un axe communautaire et un axe entreprises.

En ce qui concerne le volet communautaire, Alexandre Zapolsky souhaite revenir aux fondamentaux de la philosophie du libre et proposer une « free free » selon ses termes : libre et gratuite. Les produits payants comme la PowerPack ou la Flash sont « censés » disparaître car insuffisamment générateurs de bénéfices et les paquets propriétaires seraient laissés à disposition sur un magasin en ligne. Sur ce dernier point, Olivier et moi sommes discussion avec Alexandre Zapolsky car en désaccord. Nous estimons que ces produits mériteraient d’être conservés avec un toilettage important, notamment pour permettre à Madame Michu d’avoir un ordinateur qui fonctionne « out of the box » (PWP) ou de conserver un produit technologique qui n’est que peu vendu car peu mis en valeur (Flash).

Le but d’Alexandre Zapolsky est donc pour lui de simplifier l’offre de Mandriva (ce qui est une bonne chose) et de fiabliser le produit de base en lui offrant une intégration des paquets bien plus poussée qu’elle ne l’est aujourd’hui. Les grandes orientations de la distribution continueraient d’être insufflées par la communauté et dirigées par la société et c’est notamment pour cela qu’il souhaite donner plus d’importance à Cooker pour favoriser le développement autour de la distribution. Dans cette optique de simplification du produit et de percer auprès de Madame Michu, un seul environnement graphique serait alors proposé par défaut, les autres restant disponibles dans les dépôts.

S’agissant du volet entreprises, Alexandre Zapolsky souhaite fondre certains de ses produits comme OBM ou LinID avec ceux de Mandriva (Pulse, etc.), qui sont complémentaires et qui pourraient donc être renommés pour laisser apparaître la « fusion » des deux entités. L’avantage d’avoir une distribution dans son périmètre de compétences permet d’offrir aux futurs clients de « Mandragora » (ce n’est pas un terme définitif, mais un terme « de travail » utilisé pour la circonstance) une offre entreprises complète verticale allant de la distribution à l’application. La qualité du développement des produits entreprises de Mandriva est conforme aux standards de Linagora et Alexandre Zapolsky souhaite conserver la partie Brésilienne de Mandriva, qui est assurément un point fort supplémentaire de ce projet.

En ce qui nous concerne, Olivier et moi avons entendu beaucoup de choses sur les projets proposés et la tension des salariés et du comité d’entreprises de Mandriva est très forte. En l’état, c’est Alexandre Zapolsky qui a présenté le projet le plus sérieux, tant sur le volet social que sur le volet développement de la société, sous réserve évidemment de voir le projet définitif qui sera présenté au tribunal de commerce si l’option d’une cession d’entreprise est possible. Les autres se contentaient manifestement de se servir de Mandriva comme tremplin pour promouvoir autre chose (entrer sur le marché libre notamment) et le volet social était parfois inexistant selon nos sources. Mandriva comporte aujourd’hui plus d’une cinquantaine de salariés, tant en France qu’au Brésil et leur avenir est capital.

L’avenir n’est pas scellé loin de là. La direction se rendra-t-elle au tribunal de commerce pour déclarer la cessation des paiements ? Alors que cela semblait acquis ces derniers jours, cela n’a manifestement pas été fait. L’avenir des salariés semble se jouer en partie sans eux, et la colère gronde. La communauté se tient, elle aussi, à l’écoute et une solution qui ne préserverait pas suffisamment son attachement à la distribution pourrait entraîner une réaction épidermique et aboutir à un fork pour vider la société de sa substance ainsi que le projet Mandriva Linux.

24 commentaires

  1. [...] Ce billet était mentionné sur Twitter par . a dit: [...]

    Ping par Les tweets qui mentionnent http://olivier-mejean.fr/WordPress/?p=52utm_sourcepingback -- Topsy.com — 14 juin 2010 @ 9 h 40 min

  2. Mais qu’ils ferment cette société une bonne fois pour toutes !

    Mandriva a râté tous ses défis depuis des années. Après l’incompétence de Paul Bancilhon qui nous faisait un remake pathétique du « Roi se meurt », et une lente agonie à laquelle il assistait en spectateur de sa propre déchéance, accroché au pouvoir pour arriver coûte que coûte jusqu’à la retraite, aucun des successeurs n’a trouvé la solution au problème suivant :

    Comment vendre un produit gratuit sans aucune valeur ajoutée ?

    Et vu que pour répondre à ce défi, la seule réponse étant : « c’est impossible! », il vaudrait mieux que Mandriva accepte l’offre de Linagora, si ce n’est pas trop tard !

    Commentaire par Chifflot — 14 juin 2010 @ 10 h 26 min

  3. Bonjour à tous,

    Certes la société Mandriva bénéficie d’un plan de redressement. Si la société Mandriva devait à nouveau « re-déposer » le bilan, le tribunal peut certes prononcer la liquidation judiciaire. Cependant il me semblait le juge pouvait parfaitement proposer à nouveau une poursuite d’activité et ouvrir une nouvelle période d’observation dans le seul but toutefois de réaliser un plan de cession. Je vois que l’article L 631-20-1 a été modifié par ordonnance du 18 décembre 2008. Cela fait un petit bout de temps que je n’ai pas été confronté à cette situation dans le cadre de mon métier …. Je ne suis pas allé au delà dans mes recherches. Mais sauf erreur, il me semble que c’est possible, un peu de la même manière que l’on peut également avoir une liquidation judiciaire avec une poursuite d’activité, le temps par exemple de finir une commande qui va rapporter un peu d’argent encore …

    Commentaire par Pierre — 14 juin 2010 @ 13 h 41 min

  4. [...] Original (französisch): http://olivier-mejean.fr/WordPress/?p=52 [...]

    Ping par MandrivaUser.de NEWS » Mandriva in stürmischen Zeiten — 14 juin 2010 @ 16 h 07 min

  5. C’est peut être chance d’une certaine façon…
    En effet cela permettrait de passer sur un mode vraiment bi-céphal tout en restant étroitement lié (comme fedora, comme open suze)

    On peut imaginer une version desktop entreprise type powerpack (redhat desktop, novell desktop) qui s’imbrique avec la version serveur.
    On peut imaginer une version communautaire comme fedora ou open suze basé sur flash (live cd installable).

    Pour faire la différence il faudrait intercalé la version communautaire entre 2 entreprises comme la mlo le fait (bénéfice des mises à jour), intégrer des projets de la communauté pas forcément retenu par l’entreprise, garder le nom mandriva en changeant l’icône (un coq bleu blanc rouge :-) ) ou l’inverse (garder l’étoile jaune et changer le nom).

    Garder le principe de la communauté impliqué dans cooker pour avoir un feeling commun et un soutien de l’entreprise (fourniture de la distro et maj en échange de test de produit dans la version communautaire avant intégration (ex : ipa dans fedora 11 (V1) et 12 (V2) la V3 pour fedora 13 et redhat desktop)

    Je pense qu’il y a un deal intéressant a mettre sur pied avec linagora pour devenir le redhat français :-)

    wait and see

    Commentaire par jeff — 14 juin 2010 @ 21 h 08 min

  6. [...] Original post by Frédéric Cuif [...]

    Ping par bresil implantation » Mandriva dans la tempête… « Un avis sur tout ! — 14 juin 2010 @ 21 h 36 min

  7. [...] post by Frédéric Cuif Tags: [...]

    Ping par Brésil services » Mandriva dans la tempête… « Un avis sur tout ! — 14 juin 2010 @ 22 h 07 min

  8. Puisqu’on parle de Madame Michu j’en profite pour poser une question qui me trotte dans la tête depuis quelques temps – depuis que je ne trouve plus les versions de PowerPack à la FNAC pour être exact et donc plus ou moins obligé d’aller voir ailleurs, me refusant à acheter sur la plateforme en ligne de Mandriva après un début de tentative.

    Donc pour en revenir à cette question : « En dehors du type de Package RPM en lieu et place de APT quelles sont les différences fondamentales qui peuvent inciter Madame Michu à préferer Mandriva à Ubuntu, que ce soit elle ou son gendre qui exécute l’installation ?
    Selon l’argumentation et surtout sa pertinence on peut se poser la question de la périnité de Mandriva – et de toutes les autres distrib à l’exception de Novell/OpenSuse, Red-Hat/Fedora et Debian – face à la montée en puissance de Ubuntu/Cannonical.

    Utilisateur/acheteur de PowerPack depuis la 7.2, ayant contribué à la façon en installant Mandrake/Mandriva sur plus de 100 machines je désespère chaque fois un peu plus du devenir de cette entreprise. Et ce n’est pas cet article et les solutions envisagés/proposés qui vont me rassurer.

    Commentaire par MarsEye — 15 juin 2010 @ 7 h 30 min

  9. > un seul environnement graphique serait alors proposé par défaut

    Des infos sur le choix ? Il semble probable que ce soit GNOME, les amateurs de KDE vont-ils devoir migrer en masse vers SuSE ?

    Commentaire par Aurélien — 15 juin 2010 @ 14 h 34 min

  10. Le choix de GNOME, probable ? Est-ce que les utilisateurs de Mandriva ne sont-ils pas majoritairement utilisateurs de KDE ? Choisir GNOME ne serait peut-être pas la meilleure des stratégies.
    Enfin il est vrai que Mandriva n’a pas beaucoup évolué ces derniers temps… elle n’en est pas moins une excellente distribution GNU/Linux, mais il faut bien admettre que certains points ne favorisent pas son adoption. Je suis bien d’accord dans l’idée de se concentrer sur un seul environnement (tout en gardant les autres disponibles)… et dans un tel cas, le choix de KDE me paraitrait plus judicieux : ce serait un moyen tout d’abord de se différencier d’Ubuntu.

    En outre il y aura beaucoup de travaux à réaliser avant de rendre Mandriva de nouveau compétitive face aux autres géants. Re-travailler le look’n'feel ne serait une mauvaise idée, et il faudrait évidemment revoir le système de paquet, qui n’est pas du tout adapté à Madame Michu (Ubuntu est en train de réussir de ce côté là avec le Software Center, mais ils ne sont pas encore arrivé à l’idéal : j’aurais aimé voir Mandriva en arriver là en premier), et qui manque de fiabilié. Je n’ai jamais rencontré de problèmes avec le système de paquet de Debian : avec celui de Mandriva, j’en ai rencontré pas mal, et sur plusieurs machines différentes.
    Il n’y a peut-être pas de moyens de gagner de l’argent en vendant Mandriva, mais il y a sûrement moyen de gagner de l’argent en créant de bonnes plateformes de distribution logicielles, musicales, etc… Apple a réussit à être le premier sur tout les terrains de ce côté là, et j’en suis déçut, parce qu’on l’avait tous vu venir des années auparavant, mais personne n’a été en mesure de mettre en place ce genre de boutiques avec un tel succès avant eux.

    Et il deviendra aussi important de s’intéresser aux nouveaux appareils qui font leur apparition : tablettes, smartphones et tout les hybrides qui en découlent.
    Enfin… voilà qui met définitivement fin à mon fantasme qui me voyait travailler sur Mandriva et en faire le système d’exploitation le plus parfait de l’univers.

    Commentaire par Michael — 16 juin 2010 @ 20 h 10 min

  11. Comme je le disais sur les commentaires en Anglais, attention. Je n’ai pas dit que Linagora allait obligatoirement reprendre. Il s’agit là de l’un des projets, mais il y en a d’autres : Wallix avec Jean-Noël De Galzin, qui est étrangement silencieux pour un repreneur potentiel, et Idoo (Ieurope) avec l’aide d’Occam Capital. Que sait-on de ces deux derniers projets ? Rien, et c’est ce qui est inquiétant. Mais force est de constater que si la direction de Mandriva n’a pas déclaré la cessation des paiements, c’est qu’elle n’est « plus nécessaire », ce qui pourrait indiquer qu’une autre solution a été choisie (la solution Idoo/Occam Capital peut être un moyen de contourner « l’obstacle » Linagora et je doute que Occam laisse Mandriva si facilement au mains des autres dans une tractation avec clause de retour à meilleure fortune…).

    Commentaire par Frédéric Cuif — 17 juin 2010 @ 9 h 32 min

  12. bonjour a tous ;
    dommage pour tous,nous les utilisateurs,pour les salariés de Mandriva,pour le rayonnement de la France dans le monde, pour le gouvernement qui ne
    soutiens pas les PME,dommage car une distro comme la powerpack est vraiment top,et surpasse les autres OS pour nous, les néophytes.
    dommage car a part une poignée de connaisseurs (passionnés?)soyons objectifs : personne ne connait Mandriva….cette société n’a pas su ou pu communiquer
    sur ses produits…
    dommage…

    Commentaire par MANY — 17 juin 2010 @ 9 h 45 min

  13. Quid de l’ex Conectiva ? Est-ce que eux aussi sont dans la balance ? Leur activité est-elle rentable ?

    Commentaire par Bluebird — 17 juin 2010 @ 10 h 07 min

  14. Si Zapolsky se lance, c’est qu’il sait déjà qu’il aura l’appui de certains Ministères. En effet , passer sous Linux en remplacement de Windows, c’est faisable dans la majorité des administrations Françaises (surtout depuis l’adoption d’OpenOffice). Ubuntu est aussi une bonne solution mais là encore avec une Roadmap étrangère. Je ne parle pas de Novell qui a encore trop le mot de brevet dans son vocabulaire.

    Coté professionnel, Mandriva n’a jamais fait très fort mais qui se serait risqué à la déployer devant les risques de faillite de cette boite.

    En créant une distribution Linux d’état, il est capable de remettre cette distribution sur les rails, coté industrie, surtout que l’activité communautaire internationale reste très active.

    Et puis, ce serait une des rares distributions Européennes assez appréciée en Allemagne ou est pourtant né Suse.

    Commentaire par Yzak — 17 juin 2010 @ 12 h 44 min

  15. J’imagine que ce sera KDE qui sera privilégié, car dès le départ, Mandrake 5.1 a utilisé KDE.
    Ce choix permettrait de plus de se différencier d’Ubuntu.

    J’espère qu’une solution sera trouvée rapidement, d’abord pour les employés de Mandriva, et ensuite parce qu’après 12 ans d’utilisation de cette distribution, je trouve qu’elle correspond bien à mes besoins, et je n’ai pas envie de changer de distribution.

    Commentaire par Daniel — 17 juin 2010 @ 13 h 00 min

  16. Il y aussi une rumeur comme quoi le partenaire de Mandriva, Turbolinux qui la gère la distribution japonaise du même nom car ça lui permettrait de s’implanter en Europe.

    Commentaire par vida18 — 17 juin 2010 @ 15 h 55 min

  17. Il pourait y avoir un interet politique pour nos dirigants à sauver la seule grande distribution Francaise. Comme ça ils pouront dire au 20h : regardez, on sauve l’emploi.
    Les Turcs soutiennent bien leur distribution par l’intermédiaire de leur CNRS, pourquoi la France ne le ferait pas ? :
    http://linuxfr.org/2010/06/13/26984.html

    Sinon la critique que j’ai toujours fait à Mandriva, c’est : leurs offres commerciales, j’y comprends rien ! J’ai même pas pu profiter du « club » alors que j’avais payé. Alors j’ai achetté la boite une fois, mais pas deux.
    D’autre part, la 2008.1 etait vraiement TOP. Mais ensuite c’est de pire en pire :(

    Commentaire par dsant — 17 juin 2010 @ 17 h 50 min

  18. C’est une bonne idée pour le gouvernement français pour financer une distribution Linux. Mais mieux encore serait un partenariat entre le gouvernement du Brésil et la France dans ce domaine plus.

    http://docs.mandriva-br.org/mandriva/dicas_para_iniciantes/empresa_e_distro_mandriva
    e

    (Google Translator for Firefox :https://addons.mozilla.org/pt-BR/firefox/addon/46308)

    Commentaire par MacXi — 17 juin 2010 @ 21 h 38 min

  19. Les leçons du passé n’ont été d’aucune utilité pour Mandriva et son actionnaire principal. La « seconde chance » donnée n’aura donc pas permis de choisir d’autres pistes, l’équipe dirigeante ayant préféré poursuivre son « travail » sur les mêmes axes qui avaient précédemment entraîné Mandriva dans le gouffre.
    Si la société devait une nouvelle fois être sauvée, il serait bon d’en changer la tête et le cou… :/

    Commentaire par GhjunisuM — 18 juin 2010 @ 9 h 02 min

  20. nous devrions en savoir un peu plus dans 3 jours, puisque la sortie officielle de mandriva spring (summer)! est prévue le 21 juin, avec une annonce sur le blog de mandriva qui précise de nouveaux habits mais toujours conforme à l’esprit du projet Mandriva Linux.

    Commentaire par thieb03 — 18 juin 2010 @ 11 h 07 min

  21. Je n’ai suivi cette affaire que de loin mais le plus logique pour moi serait que Mandriva se sépare en deux entités : une fondation à but non lucratif avec les non-commerciaux (une majorité des employés ?), et une entreprise comme aujourd’hui, avec les commerciaux. La fondation serait déclarée d’utilité publique et pourrait avoir des subventions de l’état (ministères de la recherche, de l’industrie, etc.) ou d’entreprises qui utilisent la distribution et veulent la voir évoluer. Elle aurait pour but de continuer le travail de développement de la distribution et de lancer de nouveaux projets de logiciels libres. L’entreprise, de son côté, irait à la pêche aux contrats commerciaux, de maintenance, etc., et soutiendrait financièrement la fondation. J’aimerais voir une Fondation Mandriva devenir l’équivalent européen de la Linux Foundation et de la FSF, et une entreprise Mandriva devenir un acteur dynamique et crédible de l’industrie européenne. La séparation en deux entités .ORG et .COM marche bien pour Mozilla, et c’est un peu ce que RedHat a fait avec Fedora et RHEL aussi.

    Aucun rapport mais, si j’étais un dirigeant de Nokia, je proposerais de racheter Mandriva, d’effectuer la séparation fondation/entreprise, et d’utiliser ce savoir-faire technique pour booster le futur de MeeGo sur un maximum de plateformes. MeeGo (ou plutôt une évolution de MeeGo) avec tous les paquetages disponibles de Mandriva, sur les téléphones, netbooks, notebooks, desktops, serveurs, et informatique embarquée, ce serait pas mal, quand même.

    Voilà pour de petites suggestions sans prétention.

    Commentaire par zébulon — 18 juin 2010 @ 12 h 29 min

  22. Bonjour,

    J’ai un peu suivi cette affaire.C’est dommage pour un des seul éditeurs français d’être dans cette situation.C’esr de plus assez cocasse que l’entreprise qui a fait l’assemblée Nationale avec canonical souhaite racheter l’éditeur français qui souvenons-nous s’est présenté également sur ce marché qui aurait pu lui donner la crédibilité qu’il mérite.

    La force de Linagora est la communication , nous le savons bien, et le « dire c’est faire » est la méthode de cette entreprise.Je préfère pour ma part l’action à une communication inutile, encombrante et ricicule , bref j’ai plutôt une préférence pour ceux qui feront que cet éditeur qui mérite beaucoup puisse survivre, et ne pas être démantelé , leur technologie pillée, les actifs dilapidés.

    Des entreprises font confiance à vos solutions, les fournissent à leurs clients.C’est pour cette raison que je prends la plume.
    Cet éditeur a des atouts, est présents dans de nombreux pays.Il est évident qui’il est important de regarder précisement ses actifs, de mettre en place un plan de valorisation, un plan commercial ambitieux, de développer un offre de support industriel (Red Hat based par exemple), et la présence d’une offre enterprise par exemple cohérente, pas un offre free/free qui est l’offre actuelle, qui n’apporte rien en terme de valeur.

    Plutôt du freemium pour les entreprises (souscription)notamment pour les pays anglo-saxons qui ont l’habitude de ces offres (clients) et du free sur une distribution pour l’utilisateur final..

    Ce qui est important à mon sens et le développement de partenariats sérieux à forte valeur ajoutée avec les gros intégrateurs présents sur le marché du Desktop Libre (création de valeur), la création et l’industrialisation d’une offre de support par exemple.Le niveau de service fourni est très important.

    Je vois bien arriver Mr ZAPOLSKY avec OBM ou LinID.. ou d’autres solutions , et nous le voyons bien créer de la valeur pour ses propres solutions car tel est son objectif unique…., mais PAS pour la couche OS.

    J’aimerai bien personnellement que cette socièté soit reprise par un partenaire qui la protègera, qui lui donnera de l’indépendance, qui y créera de la valeur notamment sur le volet Enterprise… et non un partenaire encombrant qui n’aura d’autre objet de la démanteler, d’y apporter aucune valeur, que celle de ses propres solutions (la mot « obstacle présent ci-dessus est adapté)

    Pour finir un repositionement radical est à réfléchir selon moi, le Desktop Libre ayant déja de nombreux fleurons (Novell, Canonical, Red Hat) surtout à l’heure du Cloud…

    Au commencement est le verbe….NON! Au commencement est l’action seule elle justifie le verbe…!

    Pluôt des partenaires financiers, en gardant le noyau opérationnel qui fait du bon travail.La problèmatique Mandriva est commerciale, posItionnelle, financière, et non technologique

    Prudence donc et pour les dirigeants de Mandriva protègez vous donc surtout.J’espère que vous en aurez le choix .

    Commentaire par bishop — 22 juin 2010 @ 7 h 49 min

  23. [...] Mandriva dans la tempête…  http://olivier-mejean.fr/WordPress/?p=52 [...]

    Ping par Quel avenir pour Mandriva ? « Jean-Paul Paranier's Blog — 10 août 2010 @ 21 h 04 min

  24. [...] mon billet du 14 juin 2010 intitulé Mandriva dans la tempête, j’évoquais l’incapacité des directions successives de Mandriva à faire face aux [...]

    Ping par Le divorce est consommé… « Un avis sur tout ! — 4 septembre 2010 @ 18 h 55 min

Flux RSS des commentaires de cet article.

Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.

Propulsé par WordPress