Un avis sur tout !

29 juin 2010

L’arbitrage vidéo et le foot

Classé dans : actualité — Olivier @ 10 h 48 min

Depuis plusieurs années, la pression est grandissante pour appliquer l’arbitrage vidéo dans le football. Les récents matches Allemagne – Angleterre et Argentine – Mexique ont redonné de nouveaux arguments aux défenseurs de la vidéo. Cependant il me semble urgent de mettre un peu de perspective.

Très souvent, les tenants de la vidéo prennent pour exemple le rugby où la vidéo est utilisée. Ils ont tout à fait raison de prendre en exemple le rugby mais ils ont tort de transposer simplement ou d’affirmer que puisque le rugby le fait, le foot devrait le faire. Plusieurs raisons expliquent celà :
- au rugby on marque des points, au football on marque des buts. C’est différent comme approche et dans l’esprit du jeu qui en découle. Au football il faut juste que le ballon franchisse, entièrement je le rappelle, la ligne de but dans la cage pour qu’il y ait un but. Au rugby vous pouvez marquer en aplatissant le ballon dans l’en-but adverse, un essai (5 points), en réalisant la transformation (2 points), en marquant une pénalité (3 points) ou un drop (3 points), vous pouvez également marquer avec un essai de pénalité. Là où le football n’offre qu’une manière de marquer, le rugby offre une plus grande lattitude quant à l’obtention de points.
- le rugby est un jeu de phases et d’interphases, typiquement le jeu se déroule et s’il y a un en-avant s’en suivra une mêlée qui demande du temps de préparation, alors que le football est un jeu beaucoup plus continu. C’est bien grâce à ces phases qu’il est possible d’utiliser la vidéo dans l’arbitrage au rugby. Prenons l’exemple d’une action de jeu qui se finit dans l’en-but d’une équipe. Le ballon a été aplati, le jeu est de toute façon arrêté. Il est arrêté parce qu’il y a trois possibilités, l’équipe qui attaque a aplati et l’essai sera accordé, l’équipe qui défend a aplati et c’est soit un renvoi au 22m soit une mêlée à 5m. En cas de doute il est donc facile d’avoir recours à la vidéo pour savoir s’il y a essai ou non et cela sans arrêter artificiellement le jeu puisqu’il est l’est déjà. Au football ce n’est pas le cas, imaginons que le ballon semble avoir franchi la ligne, s’il a effectivement franchi entièrement la ligne alors il doit y avoir but, mais dans le cas contraire le jeu doit continuer et on peut imaginer une contre attaque qui se concrétise par un but. Le recours à la vidéo est donc là impossible sans trahir l’esprit du jeu.
- le comportement des joueurs et des instances dirigeantes n’est pas le même dans les deux sports. Au rugby l’arbitre est bien plus respecté qu’en football et également bien mieux armé pour sanctionner les joueurs. C’est le cas avec la possibilité pour un arbitre de rugby d’avancer une pénalité de 10m en cas de contestation, la possibilité d’accorder un essai de pénalité en cas d’anti-jeu caractérisé ou encore l’exclusion temporaire, si on rajoute à ça les sanctions a posteriori des joueurs, sanctions généralement lourdes, on ne peut que regretter que du côté du football l’arbitre soit par contre peu soutenu. Remarquez la différence entre le rugby où les joueurs savent qu’ils doivent se mettre à 10m d’une pénalité sans que l’arbitre doive le rappeler et au football où n’importe quel joueur ne se mettra pas à 9,15m d’un coup franc si l’arbitre ne l’impose pas. Enfin au rugby on a vraiment l’impression d’avoir 3 arbitres impliqués dans le match, arbitres reconnus comme faillible, alors qu’au football on a plus le sentiment d’avoir toujours 1 arbitre et 2 assistants et qu’ils devraient être totalement infaillibles (alors que les joueurs eux peuvent faire des erreurs sans souci !)

Ainsi, il me semble qu’il y a des chantiers plus importants en matière d’arbitrage et de comportement dans le football que la mise en place de la vidéo. Je pense par exemple à tous les actes d’anti jeu et les simulations qui pourrissent vraiment un match et qui ne sont guère sanctionnés (et encore moins a posteriori), je pense également au fait qu’un joueur peut prendre un carton jaune pour avoir enlevé son maillot pour exprimer sa joie (c’est franchement crétin !), le respect de la distance lors d’un coup franc qui ne devrait pas être rappelée aux joueurs, de vraies sanctions importantes pour ceux qui ne jouent pas le jeu. Vous l’aurez compris, je pense que le débat sur l’arbitrage vidéo, sur le fait de faire porter aux arbitres les responsabilités d’une défaite ne sont là que pour occulter des problèmes de comportement plus importants de la part des joueurs et auxquels on ne veut surtout pas s’attaquer.

14 juin 2010

Mandriva in the storm…

Classé dans : Uncategorized — Frédéric Cuif @ 15 h 22 min

Mandriva team is at the moment in a very bad situation.

No real strategy and no decision for a while now, even if CEOs have changed several times these last months. Hervé Yahi, end of 2008 (now CS0), Stanislas Bois (was CFO before), then now Arnaud Laprévote.

Just want to recall that Mandriva is having financial problems for years. On January 13, 2003, the company management has declared a cessation of payments, which meant it was no longer able to meet its liabilities with available assets. After an observation period of several months a reorganization plan was decided by the Commercial Court and a court agent called “Commissioner for implementing the plan” has been nominated for ensuring that the time schedule of debts and improving the situation of the company is proceeding according to what had been arrested by the court. The plan is there to repay creditors and exit this situation. If the plan is executed smoothly, previous debts (the plan) will be completely cleared (and there are some deadlines to be set) and the company will leave definitely this process of insolvency. It will then continue its normal life. Management of Mandriva will have to find a way of managing more effectively than in the past to avoid repeating the problems. However, if the company fails to meet deadlines of the plan, the management of Mandriva will then re-declare the cessation of payments. The judge will then end the reorganization plan process and will open by the same one a bankrupt process, under Article L. 631-20-1 of the Commercial Code. This means stopping the activity of Mandriva, the immediate repayment of debt and termination of employees within 15 days for economic reasons … unless the continuation of the activity is decided to consider the sale of company to a third party, by adopting a transfer plan. In this case, the transfer of undertaking is not limited to any transfer of assets: it includes commitments to maintain employment (Article L. 642-1 para. 1 of the Commercial Code) and goes with the assignment of contracts needed to sustain the activity.

While he was mandated by the main shareholder Occam Capital (and its representative Marc Goldberg, President of the Board of Mandriva), Herve Yahi was looking for potential buyers, unsuccessfully it seems. However in November 2009, the iEurope company (idoo portal) proposed a plan but no action had been given by Mandriva.

A recent “leak” (although I don’tknow if it really was unintentional or not, because it can be a way to get interest of potential buyers) of a report of the Board of Mandriva has publicly revealed that discussions were underway between the direction of the company and two companies: Lightapp and Linagora.

I have had no information on the draft Lightapp by Arnaud Laprévote, so I can not comment this project. Regarding Linagora the interest shown by Alexander Zapolsky for Mandriva is not new, a first attempt failed  in 2007.

These last days, the  projects have emerged and tensions were very high among employees of Mandriva.

The ghost of a foundation is back on center stage with Wallix (with apparently  participation of François Bancilhon and Stanislas Bois in a way that I do not know yet), but if this project was presented to Mandriva, nothing has been done towards the community and again, Arnaud Laprévote did not want to say anything. However, this project seemed very badly put together, including that little should be done regarding social part and business part does not show any modification. Employees reactions have been very mixed (it is a euphemism …).

IEurope also came back to the front of the stage, offering to surrender nearly one and half million euros, but before declaration of insolvency (thus cutting off the foot for a possible takeover) with support rather unexpected  of Occam Capital! But again, my little finger told me that the employees were quite reluctant to accept this solution that does not seem to maintain at least the medium term interests of the group’s employees adequately, and the philosophy of Mandriva Linux.

Confidences I have had, these projects did not inspire much confidence.

Remaingin  Linagora. I’ll talk to you today because Alexander Zapolsky was the only one to propose a conference of more than one hour of very interesting exchanges. This is a proof if it was needed that this completely artificial omerta maintained by Arnaud Laprévote on the situation allows him only to avoid answering questions that anger and that’s the impression we had Oliver and me as a result of interviews he has given us.

About the project Linagora, I said that the few lines I will outline are only wide guidelines and that the final project including the social and rehabilitation of the business  have not been presented, for obvious confidentiality reasons and also to avoid a stupid escalation before the Commercial Court on the question of what the project would be the best economic and social plan.

Linagora is a company known in the open source software world where profits are more important than Mandriva, althoug, I agree, main activity is not the same. For Alexander Zapolsky, Mandriva must go back as one of hte first Linux distribution and get back its image erased by years of poor management and competition filled the room left by Mandriva. His project follows two axes: Community and business.

Regarding the community, Alexander Zapolsky would like to go back to the fundamentals of the philosophy of free software and offer a “free free” in his words: open source software and free. The commercial products such as Flash or Powerpack are “supposed” to disappear because of too low profits and proprietary software packages asking for license fees (like DVD player) would be available on an online store. On this last point, Oliver and I are speaking with Alexander Zapolsky as we  disagree. We believe that these products deserve to be kept with some important modifications, particularly to allow Mrs Michu to have a computer that works “out of the box” (PWP) or maintain a technological product that is sold little because few highlighted (Flash).

The aim of Alexander Zapolsky is for him to simplify the Mandriva offer (which is a good thing) and make more reliable products focusing even more on integration. The main lines of the distribution will still be proposed  by the community and led by the company and because of that, he wants to give more importance to Cooker to promote development around the distribution.

In business part of his plan, Alexander Zapolsky wishes melt some of its products as those with OBM or LinID Mandriva (Pulse, etc..), as they are complementary and could therefore be renamed to reveal the fusion of the two entities. The advantage of having a distribution in its area of expertise can offer a complete offer to customers of “Mandragora” (this is not a final name but one to be used in discussion), all vertical from distribution to the application. Quality of products developped by Mandriva is seen as standards compliant and Alexander Zapolsky wanted to keep the Brazilian part of Mandriva, which is definitely a strong point of this project further.

In our case, Olivier and I have heard a lot about the proposed projects, disagreement and tension of employees and employees representatives of Mandriva are very strong. As it stands, Alexander Zapolsky proposed the best project on social aspects and development aspects of the company, which will have to be of course confirmed in  final draft to be submitted at the commercial court if option of a business transfer is possible. The others just wanted to use clearly Mandriva as a springboard to promote something else (enter the free market in particular) and the social aspect was sometimes nonexistent according to our sources. Mandriva is today more than fifty employees, both in France and Brazil and their future is capital.

Future is far to be decided. Will the actual management team declare the termination payments? While this seemed acquired these days, it has clearly not been done. The future of the employees seems to play no part inside, and angry is growing internally. The community is, too, listening and solution that does not adequately preserve its commitment to the distribution could cause a visceral reaction and lead to a fork to empty the company of its substance and fork Mandriva Linux.

Mandriva dans la tempête…

Classé dans : Linux, Mandriva, actualité, juridique — Frédéric Cuif @ 8 h 24 min

Les collaborateurs de Mandriva traversent actuellement une période très difficile.

Aucune décision de stratégie commerciale n’ayant vraiment été prise depuis longtemps, les PDG se sont succédés à la tête de Mandriva. Hervé Yahi, arrivé en fin 2008, a laissé sa place pour prendre celle de CSO (directeur de la stratégie du groupe). Stanislas Bois, qui occupait jusque là les fonctions de directeur administratif et financier, l’a remplacé peu de temps et a lui-même cédé sa place à Arnaud Laprévote.

Je rappelle que Mandriva est une société en difficultés depuis de nombreuses années. Le 13 janvier 2003, la direction de la société  a déclaré la cessation des paiements, ce qui signifiait qu’elle n’était alors plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Après une période d’observation de plusieurs mois, un plan de redressement par continuation (de l’activité) a été arrêté par le tribunal de commerce et un mandataire judiciaire appelé “commissaire à l’exécution du plan” a été désigné pour s’assurer que le plan d’échelonnement des dettes et de redressement de la situation de la société se déroulait conformément à ce qui avait été arrêté par le tribunal. Ce plan est là pour permettre le remboursement des créanciers et la sortie de l’impasse dans laquelle se trouve la société. Si le plan est exécuté sans problème, les dettes antérieures (du plan) seront totalement apurées (et il reste quelques échéances à régler) et la société sortira alors du processus des procédures collectives. Elle continuera alors sa vie sociale normale et il appartiendra à la direction de Mandriva de trouver un mode de gestion plus efficace que par le passé pour éviter de retomber dans les difficultés. En revanche, si la société ne parvient pas à respecter les échéances du plan, la direction de Mandriva devra alors à nouveau déclarer la cessation des paiements. Le juge prononcera alors la résolution du plan de redressement et ouvrira par le même jugement une procédure de liquidation judiciaire, par application de l’article L. 631-20-1 du Code de commerce. Cette liquidation signifie l’arrêt de l’activité de Mandriva, l’exigibilité immédiate des dettes et le licenciement des salariés dans les 15 jours pour motif économique… sauf si le maintien de l’activité est décidé afin d’envisager la cession de l’entreprise à un tiers, par adoption d’un plan de cession. Dans cette hypothèse, le transfert d’entreprise ne se limite pas à une cession d’actifs : il inclut des engagements de maintien de l’emploi (art. L. 642-1, al. 1er du Code de commerce) et s’accompagne de la cession des contrats nécessaires au maintien de l’activité.

Pendant son exercice et alors qu’il était mandaté par l’actionnaire principal Occam Capital (et son représentant Marc Goldberg, président du CA de Mandriva), Hervé Yahi a cherché des repreneurs potentiels, sans succès semble-t-il. Toutefois en novembre 2009, la société Ieurope avec son portail Idoo s’était manifestée, mais aucune suite n’avait été donnée par Mandriva.

Une récente “fuite” (sans que je sache si elle était vraiment involontaire ou non, car cela peut être un levier pour presser l’intérêt des repreneurs) d’un compte rendu du conseil d’administration de Mandriva a révélé publiquement que des discussions étaient en cours entre la direction de la société et deux entreprises : la société Lightapp et la société Linagora.

Je n’ai pu avoir aucune information sur le projet de Lightapp de la part d’Arnaud Laprévote, je ne peux donc pas juger ce projet.

En ce qui concerne Linagora, l’intérêt montré par Alexandre Zapolsky pour Mandriva n’est pas récent, puisqu’en 2007 une tentative de rapprochement avait déjà échoué.

Ces dernier jours, les projets de reprise se sont fait jour et la tension était très forte chez les salariés de Mandriva.

Le fantôme d’une fondation est revenu sur le devant de la scène avec Wallix (avec semble-t-il la participation de François Bancilhon et de Stanislas Bois sous une forme que j’ignore encore), mais si ce projet a été présenté à la direction de Mandriva, rien n’a été fait en direction de la communauté et là encore, Arnaud Laprévote n’a rien voulu nous dire. Cependant ce projet semblait très mal ficelé, notamment en ce qu’il ne tenait que peu compte du volet social et de l’activité de l’éditeur ; l’accueil de la part des salariés a donc été très mitigé (c’est un euphémisme…).

Ieurope est également revenu sur le devant de la scène en proposant de remettre près d’un million et demi d’euros, mais avant déclaration de cessation des paiements (donc en coupant le pied à une éventuelle reprise), avec le soutien plutôt inattendu de Occam Capital ! Mais là encore, mon petit doigt m’a dit que les salariés étaient assez peu enclins à accepter cette solution qui ne semblait pas non plus préserver à moyen terme au moins les intérêts des salariés du groupe de façon suffisante, ainsi que la philosophie de Mandriva Linux.

Des confidences que j’ai pu avoir, ces projets n’inspiraient pas grande confiance.

Reste la société Linagora dont je vais vous parler aujourd’hui car Alexandre Zapolsky a été le seul à faire l’effort de nous présenter avec Olivier son projet pour Mandriva lors d’une conférence de plus d’une heure, laquelle faisait suite à des échanges passés intéressants, preuve s’il en était encore besoin que cette omertà totalement artificielle entretenue par Arnaud Laprévote sur la situation lui permet seulement d’éviter de répondre aux questions qui fâchent et c’est bien là les impressions que nous avons eu Olivier et moi à la suite des entretiens qu’il nous a accordés.

Sur le projet de Linagora, je précise que les quelques lignes que je vais vous exposer ne sont que les grandes orientations et que le projet définitif incluant le volet social et de redressement de l’entreprise ne nous a pas été présenté, pour d’évidentes raisons de confidentialité et aussi pour éviter une surenchère stérile devant le tribunal de commerce sur la question de savoir quel projet aurait le volet économique et social le plus favorable.

Linagora est une société connue dans le monde du libre dont les bénéfices sont bien plus importants que Mandriva, même si je vous le concède, son secteur d’activité n’est pas la même. Pour Alexandre Zapolsky, Mandriva doit vivre et retrouver sa superbe d’antan qui a été effacée au fil des ans par une piètre gestion et par la concurrence qui a saisi le vide trop grand laissé par l’éditeur français. Son projet suit deux axes : un axe communautaire et un axe entreprises.

En ce qui concerne le volet communautaire, Alexandre Zapolsky souhaite revenir aux fondamentaux de la philosophie du libre et proposer une “free free” selon ses termes : libre et gratuite. Les produits payants comme la PowerPack ou la Flash sont “censés” disparaître car insuffisamment générateurs de bénéfices et les paquets propriétaires seraient laissés à disposition sur un magasin en ligne. Sur ce dernier point, Olivier et moi sommes discussion avec Alexandre Zapolsky car en désaccord. Nous estimons que ces produits mériteraient d’être conservés avec un toilettage important, notamment pour permettre à Madame Michu d’avoir un ordinateur qui fonctionne “out of the box” (PWP) ou de conserver un produit technologique qui n’est que peu vendu car peu mis en valeur (Flash).

Le but d’Alexandre Zapolsky est donc pour lui de simplifier l’offre de Mandriva (ce qui est une bonne chose) et de fiabliser le produit de base en lui offrant une intégration des paquets bien plus poussée qu’elle ne l’est aujourd’hui. Les grandes orientations de la distribution continueraient d’être insufflées par la communauté et dirigées par la société et c’est notamment pour cela qu’il souhaite donner plus d’importance à Cooker pour favoriser le développement autour de la distribution. Dans cette optique de simplification du produit et de percer auprès de Madame Michu, un seul environnement graphique serait alors proposé par défaut, les autres restant disponibles dans les dépôts.

S’agissant du volet entreprises, Alexandre Zapolsky souhaite fondre certains de ses produits comme OBM ou LinID avec ceux de Mandriva (Pulse, etc.), qui sont complémentaires et qui pourraient donc être renommés pour laisser apparaître la “fusion” des deux entités. L’avantage d’avoir une distribution dans son périmètre de compétences permet d’offrir aux futurs clients de “Mandragora” (ce n’est pas un terme définitif, mais un terme “de travail” utilisé pour la circonstance) une offre entreprises complète verticale allant de la distribution à l’application. La qualité du développement des produits entreprises de Mandriva est conforme aux standards de Linagora et Alexandre Zapolsky souhaite conserver la partie Brésilienne de Mandriva, qui est assurément un point fort supplémentaire de ce projet.

En ce qui nous concerne, Olivier et moi avons entendu beaucoup de choses sur les projets proposés et la tension des salariés et du comité d’entreprises de Mandriva est très forte. En l’état, c’est Alexandre Zapolsky qui a présenté le projet le plus sérieux, tant sur le volet social que sur le volet développement de la société, sous réserve évidemment de voir le projet définitif qui sera présenté au tribunal de commerce si l’option d’une cession d’entreprise est possible. Les autres se contentaient manifestement de se servir de Mandriva comme tremplin pour promouvoir autre chose (entrer sur le marché libre notamment) et le volet social était parfois inexistant selon nos sources. Mandriva comporte aujourd’hui plus d’une cinquantaine de salariés, tant en France qu’au Brésil et leur avenir est capital.

L’avenir n’est pas scellé loin de là. La direction se rendra-t-elle au tribunal de commerce pour déclarer la cessation des paiements ? Alors que cela semblait acquis ces derniers jours, cela n’a manifestement pas été fait. L’avenir des salariés semble se jouer en partie sans eux, et la colère gronde. La communauté se tient, elle aussi, à l’écoute et une solution qui ne préserverait pas suffisamment son attachement à la distribution pourrait entraîner une réaction épidermique et aboutir à un fork pour vider la société de sa substance ainsi que le projet Mandriva Linux.

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