Un avis sur tout !

29 juin 2011

Mageia 1, pas trop mal du tout !!

Classé dans : Uncategorized — Olivier @ 18 h 24 min

Enfin j’ai installé Mageia 1 sur mon ordinateur (un portable à peine âgé de 4 ans :D ). Presque un mois de retard par rapport à la date de sortie mais qu’importe après tout, je fais partie désormais d’utilisateurs qui n’ont plus guère le temps de se consacrer à l’installation de nombreuses distributions Linux.

Autant le dire tout de suite, les premières impressions sont positives. Il faut moduler ce jugement par le fait que d’une part Mageia s’appuie sur une base solide, à savoir Mandriva 2010.1, avec des personnes qui connaissent parfaitement cette base (pas la peine de revenir sur la génèse de Mageia), et d’autre part, je connais assez bien Mandriva dans son installation et son utilisation pour savoir me débrouiller. J’ai choisi d’installer la version DVD 64 bits histoire de profiter du 64 bits ce qui pour beaucoup ne présente pas forcément un grand intérêt, c’est quand même un peu plus rapide pour encoder (c’est pratique d’avoir plusieurs films sur une carte mémoire pour occuper les enfants en voiture et c’est moins fragile que les dvd)

L’installation de Mageia s’est déroulé sans problème. L’installateur est identique à celui qu’on trouvait avec Mandriva 2010.1 aux retouches cosmétiques près. Choix de la langue, acceptation de la licence, partitionnement du disque dur, choix du bureau – KDE bien sûr ! -installation et configuration des comptes sont les étapes principales et ne présentent globalement pas de difficultés, si ce n’est l’étape du partionnement qui est toujours délicate et qui le sera toujours un peu malgré les efforts pour simplifier au maximum. Par défaut Grub est installé sur le mbr, il est évidemment possible de l’installer sur la partition racine ce qui demande une petite intervention en fin d’installation. Je préférais quand c’était demandé lors de la configuration du chargeur de démarrage. Les quelques écrans promotionnels vantent Mageia, je pense qu’il pourrait y avoir de quoi mettre plus en valeur ce moment où les logiciels s’installent (hé, pourquoi pas diffuser en plus de la musique – libre – ?!?). Pour configurer le wifi il manque un firmware proprio (chipset intel ABG 4595), ce sera la première chose à configurer au prochain démarrage. Après moins de 30 minutes le début de l’installation, je peux redémarrer pour découvrir Mageia 1.

Le démarrage se fait sans problème, il semble bien que le démarrage en mode graphique respecte la résolution de mon écran (1680 x 1050) et voici qu’apparaît l’écran de connection. Comme pour Mandriva 2010.1, un compte « guest » a été créé. Il sert pour laisser des invités utiliser son ordinateur sans risque, est-ce que ça ne mériterait pas une petite question lors de l’installation ? Ca se discute ! Quoi qu’il en soit je me loggue et j’attends patiemment l’initialisation de KDE. Comme toujours le son est à fond, ce n’est – vraiment – pas possible de régler le volume du son à 50% ? Et là paf message d’erreur de KDE qui me dit sans doute des choses très intéressantes dans un charabia abscon, ouais ben ok et on verra bien. L’ensemble est sobre, pas surchargé du tout. Dans la barre de tâches j’ai l’icône du bluetooth (ah oui mon pc possède le bluetooth) et surtout je constate bien que je ne suis pas connecté. Un clic pour lancer le centre réseau, configuration d’une nouvelle connexion, wifi, je choisi le bon adaptateur wifi et il manque toujours le firmware. Et là je fais comment puisque je n’ai accès au réseau que par wifi ? C’est très simple je vais télécharger le firmware manquant en démarrant sur un autre OS disponible sur mon ordinateur et je pourrais ensuite le récupérer et l’installer avec Mageia. Forcément il faut redémarrer, choisir un autre OS (va pour Mandriva !), récupérer le bon rpm (via la liste des mirroirs du site de Mageia, pas forcément facilement accessible), l’enregistrer sur le disque dur et redémarrer sur Mageia pour installer ce rpm (pfeu, même pas 100 ko). Cette gymnastique faite, je peux configurer facilement le wifi et me voilà connecté. Ouf !!

Je peux alors configurer les médias logiciels (jeux complets) facilement. Il faut activer manuellement le média « tainted » qui contient des logiciels « douteux » c’est à dire ceux qui peuvent être couverts par des brevets ou contrevenir à des législations sur les MTP. Après quoi il est possible de rajouter des logiciels. L’offre n’est pas aussi pléthorique que sous Mandriva (pas encore !) mais on retrouve des classiques (libdvdcss et consorts pour la lecture de DVD et multimedia) et je fais quelques installations, pdfsuffler et pdftk par exemple (il faudrait une interface graphique pour pdftk, par exemple pdfchain ou pdftk-qgui ou …) et tout roule. Passons donc à la carte vidéo, une nvidia, quand je vais pour configurer l’affichage, il me propose d’utiliser le driver propriétaire, du classique quoi, et je réponds oui et zou ça roule sans anicroche. Diable, où sont les défauts ? Je vais pour explorer le matériel et là il faut installer tout un tas de paquets, ah – mouais – ben on y va mais ça fait un bizarre ça, ne peut-on pas soit s’en passer soit les installer lors de l’installation ? Quoi qu’il en soit mon matériel est globalement bien reconnu et il semble que la webcam (driver syntek) ne soit pas reconnu (en tout cas, elle est marquée comme inconnue !)

L’ensemble me paraît fonctionner correctement, pas de souci de réactivité, de ralentissement pour cette première prise en main. Il me reste encore pas mal de chose à faire notamment pour mes mails avec kontact et particulièrement kmail (je n’ai pas récupéré mon /home de Mandriva mais fait une installation différente – histoire de faire une peu de nettoyage). C’est à l’usage que je pourrais me faire un avis plus précis mais pour le moment pas grand chose à redire au niveau fonctionnement, peut être plus de choses à critiquer au niveau apparence.

7 juin 2011

Mageia 1 est sortie

Classé dans : Uncategorized — Olivier @ 20 h 28 min

Oui, bon, certes, l’info n’est pas  de première fraicheur, j’ai un peu une semaine de retard, mais mieux vaut tard que jamais comme dirait l’autre (on ne sait d’ailleurs pas qui est cet autre !)

Pour en savoir plus, direction le site de Mageia : http://mageia.org/fr/

Quant à moi, il va falloir déjà que je télécharge Mageia, puis que je l’installe, que je configure tout ça, que je teste avant de faire un prochain long commentaire. Quoi qu’il en soit, c’est avec plaisir que je remets un peu d’activité sur ce blog.

@+

17 octobre 2010

« Pas de panique. Il n’y a pas de pénurie de carburant »

Classé dans : Uncategorized — Olivier @ 12 h 21 min

Lisant les informations ce matin sur internet, j’ai lu à plusieurs reprises les différents appels des membres du gouvernement sur l’absence de pénurie de carburant. Sur le site de l’express l’article intitulé Pas de panique. Il n’y a pas de pénurie de carburant est intéressant notamment parce que le gouvernement donne des chiffres, puisque « 230 stations sur un total de 13.000, soit environ 2% », étaient en rupture totale de carburant. » selon C. Lagarde sur RTL.

Il va sans doute y avoir une guerre des chiffres car d’un côté le décompte se fait sur les stations en rupture totale de carburant mais il pourrait se faire sur la rupture d’un seul carburant qui pourrait être au hasard le gazole. N’oublions pas que le gazole est le carburant le plus vendu en station service, j’ai trouvé sur internet quelques chiffres, autour de 70% des ventes de carburant. Ainsi hier j’ai compté parmi les stations que j’ai croisées qui sont au nombre de 5, 3 n’avaient déjà plus de gazole (mais avaient encore du supercarburant). S’il est donc possible d’avoir 230 stations en rupture totale, il est fort possible qu’on compte bien plus de stations en rupture partielle, notamment en gazole.

Bref, comme pour le décompte des manifestants, la guerre des chiffres ne fait que commencer ! Et vous, avez-vous fait votre plein ? :þ

13 octobre 2010

codec ou pas codec

Classé dans : juridique — Olivier @ 19 h 24 min

Une discussion intéressante est en cours actuellement sur la ML dev de Mageia à propos de ce que devrait inclure les dépôts et ne pas inclure. Bien entendu la question des codecs, de libdvdcss est sur le tapis. Je trouve ça dommage qu’avoir un projet basé en France qui permettrait donc d’inclure dès l’installation ces codecs pour l’interopérabilité semble aller dans le sens contraire. C’est généreux de s’intéresser aux éventuels miroirs à l’étranger mais est-ce qu’on ne perd pas déjà la « partie » en acceptant de se soumettre à une législation qui n’est pas la sienne ? Est-ce qu’on ne perd pas la « partie » quand on entre dans le jeu du FUD ?

Mageia a une occasion inestimable de faire son trou en proposant sous le parapluie de l’interopérabilité des codecs très utiles pour l’utilisateur final. Est-ce que réellement un vendeur de DVD va voir d’un mauvais oeil le fait que Mageia puisse lire par défaut des DVD ? Déjà il faudrait qu’il soit au courant de l’existence du projet ! Je trouve ça assez hypocrite de vouloir se défausser sur un dépôt tiers sachant les liens forts entre les deux.

Quand bien même ces codecs n’étaient pas installés par défaut, ce qui pour moi serait une erreur si on veut s’adresser au grand public comme l’annonce le projet Mageia, ils devraient être présent dans les dépôts de Mageia, libre ensuite à l’utilisateur d’installer ou non, mais en aucun cas on ne devrait conseiller un dépôt tiers (et ce quel que soit le logiciel d’ailleurs).

Bref, au final, ce qui m’ennuie vraiment le plus c’est qu’au fond on va se préoccuper plus de la législation des USA que de la législation du pays dans lequel le projet Mageia est, c’est à dire la France. C’est de mon point de vue extrêmement dangereux car on ouvre la porte au fait de devoir se plier à la législation de n’importe quel pays. Que des projets basés aux USA se préoccupent des lois des USA c’est normal, ceci explique la politique de Debian ou de Fedora en la matière, qu’un projet basé en France se préoccupe des lois des USA, ben non, ce n’est pas acceptable. Le projet VLC basé en France ne semble pas être en procès pour proposer ses propres codecs ou pour héberger libdvdcss, VLC est même disponible au téléchargement aux USA (cf cnet.com). N’ayant donc pas peur, que Mageia n’ait pas peur ! Je trouverai même ça très courageux de prendre position pour l’inclusion de ces codecs notamment parce qu’en Europe, pour le moment, les programmes informatiques ne sont pas brevetables. Profitons de cette chance que nous avons en Europe pour l’offrir à d’autres.

21 septembre 2010

Mageia ouvre son blog.

Classé dans : Uncategorized — Olivier @ 20 h 41 min

Le blog de mageia est ouvert et commence par des remerciements : http://blog.mageia.org/?p=7

Comme tout le monde n’est pas anglophone, je vous fais une traduction rapide :

« Merci

Nous ne savons pas par où commencer, alors commençons par le plus facile

Merci les gars

Vraiment merci pour votre enthousiasme, vos appels pour joindre, aider ce projet, proposer des idées sur l’infrastructure matérielle, système de build, la gestion communautaire, le desing, et tant de choses!

Cela a été différent pour chacun de nous, mais l’idée de faire quelque chose de différent couvait depuis des mois maintenant. Les choses ont vraiment été réunies il ya quelques jours quand des discussions ont été de plus en plus concrètes, et maintenant nous y voilà.

Nous savions que c’était un changement important, que nous n’aurions sans doute manquer quelques points et que nous devions procéder avec précaution. Votre réaction à l’annonce a tout simplement dépassé nos rêves les plus fous.

Voir tant de gens de cooker et des communautés d’utilisateurs, ainsi que des personnes qui étaient partis les années précédentes, se retrouver tous ensemble confirme notre décision de faire une distribution totalement communautaire était, est le bon choix.

Il ne s’agit pas seulement un petit groupe de personnes, c’est ce que nous pouvons tous faire avec une technologie que nous concevons, construisons et utilisons tous les jours grâce à une organisation qui assure la collaboration, l’innovation, la production et des avantages pour tout le monde.

Encore une fois, ce ne sera pas facile, instantanée ni simple. Nous mettons en place les premières étapes de l’organisation afin nous puissions tous commencer à travailler sur ce nouveau projet.

Donc, Allons-y ensemble! »

19 septembre 2010

La magie fait son effet !

Classé dans : Uncategorized — Olivier @ 20 h 03 min

Après un peu plus d’un jour suivant l’annonce du mageia, fork de Mandriva Linux, je suis assez stupéfait des différentes réactions que j’ai pu lire. Très rares sont les critiques, elles existent, c’est au contraire un formidable élan qui s’est mis en oeuvre. L’information a été relayée très rapidement, c’était un « spectacle » assez extraordinaire hier que de suivre la diffusion des informations, le microblogging à ce sujet, les réactions. Étant abonné aux différentes listes de diffusion de mageia, aucune n’est encore disponible en français, c’est un raz de marée d’offres pour contribuer, aider, soutenir ce projet. À l’heure où j’écris ce billet, la liste mageia-contrib compte déjà 250 messages, la liste mageia-dev presque 90. L’enregistrement de noms de domaine par et pour les différentes communautés nationales n’a pas trainé non plus. C’est vraiment magique de vivre ces instants frénétiques !

Si un certain engouement était espéré, je crois pouvoir dire sans trop m’avancer que ces premières réactions dépassent de loin les espérances les plus folles de tous ceux qui ont proposé ce projet. Pour ma part je crois qu’il y a deux explications :

- La reconnaissance des talents des initiateurs du projet, notamment en ceux des ex Edge-IT. Quand j’ai, il y a quelques temps, commencé à émettre l’idée d’un fork, je me doutais bien que moi seul ne pouvait pas créer un fork, ni même recueillir l’adhésion de contributeurs. N’étant pas développeur, ni même packageur je n’avais aucune chance et je le savais. Ici, avec Mageia, il n’est pas question de partir en terre inconnue mais d’accompagner une équipe qui a fait ses preuves.

- L’adhésion à un projet communautaire est l’autre explication que je vois. Les lignes directrices tracées sont sans doute ce qu’attendaient de nombreux contributeurs et utilisateurs de Mandriva Linux. Voilà enfin un projet ouvert, où chacun peut apporter sa pierre à l’édifice quel que soit son talent (y compris s’il n’a pas de talent de développeurs), un projet qui parle à l’utilisateur, un projet qui prend la suite de Mandriva Linux. Ce dernier point est important car nombre d’utilisateurs de cette distribution ne semblait pas trouver de remplacement à la hauteur, ce fork offre une alternative et offre même la perspective d’une alternative encore mieux !

Au final, c’est le début d’une grande aventure !

18 septembre 2010

Mageia : le fork de Mandriva Linux

Classé dans : Uncategorized — Olivier @ 15 h 03 min

L’information vient de tomber, Mandriva Linux vient d’être forké par d’anciens développeurs et contributeurs, la nouvelle distribution s’appelle Mageia : http://mageia.org/

Pour le moment, seule l’information du fork a été mise en ligne, il n’y pas encore d’image iso de la distribution à télécharger mais c’est une nouvelle qui devrait rassurer tous ceux et celles qui utilisent Mandriva Linux et qui étaient inquiets quant au devenir de la distribution, malgré les paroles qui se voulaient rassurantes de la direction de Mandriva SA.

Bien évidemment, chacun fera comme il l’entend, en tout cas, à lire les noms qui sont associés au fork on ne peut qu’y voir une grande expertise de Mandriva Linux ce qui est rassurant. Je pense sans trop m’avancer que ce fork va être suivi avec beaucoup d’attention.

8 septembre 2010

Which future for my Mandriva ?

Classé dans : Linux, Mandriva, actualité, informatique — admin @ 14 h 53 min

If you have read the article from Frederic, divorce is consummated, you can only fear for the future of Mandriva Linux. Indeed, the management of Mandriva mentions absolutely no point in its speeches in the press and it’s a safe bet that it sees no future in the Linux desktop and therefore there will devote no resources.

Therefore, the question of the sustainability of my Mandriva, which is installed on my computer arose. At a time when Ubuntu is already offering the beta of its forthcoming 10.10, Fedora announces its for late September, openSuse begin working on its future 11.4, even Debian is working on its next distribution – Squeeze – on Mandriva side it is a heavy silence. The latter is of no surprise anyway, Edge-IT is in liquidation, there is no internal ressource to Mandriva to propose a roadmap for a possible 2011, and less to achieve it. As Frédéric well recalled, « Edge-IT was the heart of Mandriva, since most of the « Mandriva employees » were actually employees of Edge-IT  » and without heart no distribution, QED!

This report done and especially accepted, being probably more difficult to accept, what to do? As a user I see only one choice: change. Yes, but change to what? The offer is both huge and limited. Huge as  a vast horizon has now opened to me, ranging from Windows, why not, to many Linux distributions and even to PC-BSD which has a tremendous asset to the user base that I am able to install windowsmodelike software through pbi. But the supply seems limited, Windows? I have version 7 on a computer and if it works pretty well, this is not the ideal paradigm. Other Linux distributions? I tested – superficially – some regularly but I always come back to Mandriva for its simplicity and it was also the last that I know best. PC-BSD? Pbi system is fantastic for all novices especially from Windows, but there are some shortcomings including the lack of a control center to administer the system. There is the possibility of not having a computer …

The only remaining possibility is a fork from the community. After all, if Mandriva is not interested in desktop Linux, let’s those interested in this project take control themselves without expecting anything in Mandriva. This could be the opportunity to flatten the organization and create synergies between talented developers, contributors and users. Muny has launched a survey on the French forum of Mandriva, « if you were to change your distribution » the discussion have became more extensive since early September (from page 8 of the topic). There are reflection on the life cycle, the very foundation of the distribution, release dates fixed or rolling, misunderstanding between developers and users, and so on.

Is it not possible to use these reflections to start a new distribution project?

That is the question I want to ask the entire community. That is the question I aks to the community!

I am sure there is a future for Linux to the desktop. That future can only be achieved by an alliance between all project stakeholders, from developer to the end user regardless of the skill they have. I want to stress this last point because I believe that future Linux distribution is the result of both the work of developers and others, they write the documentation for the end user, they make Video tutorials, they are working on the graphics, the look, they promote the distribution, and so on.

If a fork is resolved, I hope the organization to be set up to make room for each actor so that the distribution that will emerge will meet the needs of each user whether to develop, surf the Internet, manage a server, do video editing, and so forth.

Are you ready?

7 septembre 2010

Quel avenir pour ma Mandriva ?

Classé dans : Linux, Mandriva, actualité, informatique — Olivier @ 22 h 42 min

Si vous avez lu le billet de Frédéric, le divorce est consommé, vous ne pouvez que craindre quant à l’avenir de la distribution Mandriva Linux. En effet, la direction de Mandriva n’évoque absolument pas ce point lors de ses interventions dans la presse et il y a fort à parier qu’elle ne voit aucun avenir dans le bureau sous Linux et par conséquent n’y consacrera aucune ressource.

Dès lors, la question de la pérennité de ma Mandriva, celle qui est installé sur mon ordinateur se pose. À l’heure où Ubuntu propose déjà la beta de sa future 10.10, que Fedora annonce la sienne pour fin septembre, que openSuse met en chantier sa future 11.4, que même Debian travaille sur sa prochaine sortie – Squeeze – du côté de Mandriva c’est un silence pesant. Ce dernier n’est de toute façon pas étonnant, Edge-IT étant en liquidation judiciaire, il n’existe aucune ressource en interne à Mandriva pour proposer une feuille de route pour une éventuelle 2011, encore moins la réaliser. Comme l’a bien rappelé Frédéric « Edge-IT était le coeur de Mandriva, puisque la plupart des « salariés de Mandriva » étaient en réalité des salariés de Edge-IT » et sans cœur point de distribution, CQFD !

Ce constat fait et surtout accepté, le plus difficile étant sans doute de l’accepter, que faire ? En tant qu’utilisateur je ne vois qu’un seul choix possible : changer. Certes, mais changer pour quoi ? L’offre est à la fois vaste et restreinte. Vaste car s’offre désormais à moi un horizon immense, allant de Windows, pourquoi pas, aux très nombreuses distributions Linux et même pourquoi PC-BSD qui possède un atout extraordinaire pour l’utilisateur basique que je suis, la possibilité d’installer des logiciels àlawindows grâce aux pbi. Pourtant l’offre me paraît restreinte, Windows ? J’ai déjà la version 7 sur un ordinateur et si ça marche pas trop mal, ce n’est pas le paradigme rêvé. Les autres distributions Linux ? J’en teste – superficiellement – quelques unes régulièrement mais je reviens toujours à Mandriva pour sa simplicité et c’est également cette dernière que je connais le mieux. PC-BSD ? Le système de pbi est vraiment fantastique pour tous novices surtout en provenance de Windows, mais il y a quelques défauts notamment l’absence d’un centre de contrôle pour administrer le système. Il y a bien la possibilité de ne plus avoir d’ordinateur …

La seule possibilité restante est celle d’un fork de la part de la communauté. Après tout, si Mandriva n’est pas intéressé par le desktop sous Linux, autant que ceux qui sont intéressés par ce projet se prennent en main eux mêmes sans plus rien attendre de Mandriva. Ce pourrait être l’occasion de mettre à plat l’organisation et créer des synergies entre développeurs de talent, contributeurs et utilisateurs. Muny a lancé un sondage sur le forum francophone de Mandriva, « si vous deviez changer de distribution« , la discussion a repris de l’ampleur depuis début septembre (à partir de la page 8 du sujet de discussion). Il y a de la réflexion autour du cycle de vie, du fondement même de la distribution, sortie à date fixe ou rolling, de l’incompréhension entre développeurs et utilisateurs, etc.

N’est-il donc pas possible d’utiliser toutes ces réflexions pour mettre un route un nouveau projet de distribution ?

C’est la question que je veux poser à toute la communauté. C’est la question que je pose à toute la communauté !

Je suis persuadé qu’il y a un avenir pour Linux pour le bureau. Cet avenir ne peut passer que par une alliance entre toutes les parties prenantes aux projets, du développeur à l’utilisateur final quelle que soit la compétence dont elles disposent. Je veux insister sur ce dernier point car je crois qu’une distribution Linux d’avenir est le résultat aussi bien du travail des développeurs que d’autres personnes, qu’elles écrivent de la documentation pour l’utilisateur final, qu’elles réalisent des tutoriels vidéos, qu’elles travaillent sur le graphisme, le look, qu’elles promeuvent la distribution, etc.

Si un fork est décidé, je souhaite que l’organisation qui se mettra en place fasse place à ces différents acteurs pour que la distribution qui en émergera réponde aux besoins de chacun des utilisateurs que ce soit pour faire du développement, surfer sur internet, administrer un serveur, faire du montage vidéo, etc.

Êtes-vous prêt ?

6 septembre 2010

Divorce is consummated

Classé dans : Linux, Mandriva, actualité, informatique — admin @ 12 h 18 min

Clarification : this article was written by Frédéric and not by myself – Olivier Méjean, accuracy is important if taken elsewhere and commented to the author to assign all the credit!

In my article of june 14, 2010 entitled Mandriva in the Storm, I mentioned the failure of successive directions of Mandriva to face the challenges of the future of this wonderful distribution. No decision of business strategy, no vision of the future, human and economic management under the unlikely, non-existent communication… in short a fiasco.

Anger also rumbled in the Association of French-speaking users of Mandriva Linux and with our German friends MandrivaUser.de (speaking community of users of Mandriva Linux) and jointly asked very formally to the direction of Mandriva in a  note published on June 18, 2010 :

« a clear message, especially about community support, free and public distribution Mandriva Linux, and cooker. We wish an open and constructive dialogue, which will allow a communication prone to  assure the continuation of the Mandriva Linux project.« 

This call was not isolated since it was validated by a large number of global communities, as recalled AUFML:

« Mandriva Linux French-speaking Users Association and MandrivaUser.de with the support of Colombian User Community (http://mandriva-co.com/), Dutch community (http://www.mandrivaclub.nl/site/index.php ), group MIB (http://mib.pianetalinux.org/mib/ ), Brazilian community (http://mandrivabrasil.org), Romanian community (http://www.mandrivausers.ro), Spanish-speaking community (http://blogdrake.net) and the Turkish community (http://forum.mandrivaturkiye.com/)« 

In response, Arnaud Laprévote, current Mandriva CEO, gave an interview to magazine LeMagIT which published on june 22, 2010 an article under extremely optimistic : « Mandriva save by investors« . Arnaud Laprévote claimed in it that he has found investors and difficulties were almost vanish « by magic », while being careful not to announce the name and the ideas of those mysterious investors and no word was said about challenges the society Mandriva would necessarily meet face to the Commercial Court in the continuation plan which the society is subjected to.

It is precisely at this moment that Mandriva stop relations with its community and whishes made by the CEO of the decisions involve overhauling the Board of Directors of the company quickly vanished. The board has been changed but to let enter Jean-Noël de Galzain who since since spread to the press (read « Jean-Noël de Galzain reprend Mandriva en main » by Silicon.fr or « Jean-Noël de Galzain : Wallix et Mandriva sont complémentaires » by Channel News) to explain that he will save Mandriva through investors he has found :

« I managed to find investors to save the company.

Mayonnaise made. We then prepared a development plan to be presented at the general assembly to be held September 17. It will decide the future strategy and management to put at the head of Mandriva. « 

There we go, who found investors to « save » Mandriva: Arnaud Laprévote or Jean-Noel De Galzain? It is not clear, but whatever, we are no longer there. This is the Balo which taught us that the lucky chosen seems to be the company Towners Trading and Investments Limited, a company based in CYPRUS established under Cypriot laws and that the capital would be further diluted in an attempt to wipe out the debts (attempt only seen the amount of retained earnings …). But the specter of a Russian fund is still not far off that we know what it is exactly.

These interviews taught us a little bit more on Jean-Noël De Galzain’s intentions who stated :

« In Mandriva range of products there are Pulse and MDS which are products of provisionning infrastructures management in a market similar to those of Wallix. There are many complementarities between us. Another point : Mandriva has the expertise and strong skills in systems. We can then work together for the benefit of both Wallix and Mandriva (…)

This strategy should succeed because the computer server market restart. »

It is clear that the new directors of the company now intends to turn to the only server market, cutting off from the society the larger part of its products, while saying :

« There have been attempts to finish off Mandriva and dismember the company. Fortunately, we arrived with a different plan. « 

I consider it a beautiful contradiction, since most of the company’s products are marketed to the general public and that the server versions are themselves based on the edition Mandriva FREE, consumer publishing. But as we, the community, have become particularly troublesome with our questions, we are told nothing. However, no question for the society Mandriva to express it officially, without any doubt prefering to tack, and still enjoy contributors’ work (translations, debugging, etc..).

But while top management tries to present the press with a positive image, the reality of a slow agony that has now lasted several years continues to result in a huge mess: skills left in the wild and layoffs.

In fact, if you follow me on Twitter, you certainly learned that following the declaration of insolvency by Arnaud Laprévote, the Commercial Court of Paris opened September 2, 2010 an immediate liquidation proceedings against the company Edge IT, a subsidiary of Mandriva, and dated the liquidation back to March 2, 2009 (18 months – the statutory maximum).

For those unaware, Edge-IT was the heart of Mandriva, since most of the « Mandriva employees » were actually employees of Edge-IT. Today about fifteen employees who will be dismissed for economic reasons.

At the same time, the invitation to the Extraordinary General Assembly of shareholders « teach us » that the company Conectiva, the Brazilian subsidiary :

«  (…) should have a judicial recuperation needed to continue its activity« .

Clearly, public speeches have nothing credible and it is the general feeling that emerged from discussions between users on the forum of Mandriva. In recent months throughout which we were told that Mandriva would be saved, disappointment continues.

No need to be clairvoyant to understand that the famous Russian investor, if any, only wants to take the brand Mandriva, since it is still the most valued. The development in France may turn off to the benefit of a build system certainly copied and exported elsewhere.

And all this without counting future decisions of the Commercial Court. From my experience, everything suggests that an extension to all group companies will be decided without even mentioning the other possibilities that are emerging about leaders who have knowingly allowed a company in difficulties persist. But all this, only time will tell because I am not soothsayer.

In my case, divorce is consummated … that management does not suit me.

The community begins to simmer around a fork, since the community is no longer interesting. It may soon be ripe to speak with one voice and act together. So if you’re a business leader, you have a little courage and that you are interested, we have a number of people willing to volunteer work! Leave a message :)

Frédéric CUIF, cofounder of AUFML

addendum on september 6 at 00:13

The invitation to the Extraordinary General Assembly of shareholders specifies :

« On the organisation plan of the group
The subsidiary Edge-IT has declared cease of payment on july 2010 whereas the society Connectiva should have a judicial recuperation needed to continue its activity.

The new strategy aims to recenter Mandriva on few sectors and markets to avoid the too large disperion of nowadays, so in a no exclusive matter, Mandriva will concentrate on servers, OEM for education.« 

The strategy is now clear and in that context,  Olivier’s comment make any sense.

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